SOS Roommates – Co‑Living and Shared Risks (French only)


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Anne-Élisabeth Bossé : [00:00:00] Salut tout le monde! Je m'appelle Anne-Élisabeth Bossé et bienvenue au balado de Beneva : Ça arrive à tout le monde. Parce que, Beneva, c'est vraiment du bon monde, on s'est fait aller le réseau de contacts pour créer des rencontres mémorables. Donc à chaque épisode, je reçois un, une, des invités pour jaser de ce qui arrive dans leur vie. Lorsque vient le temps de quitter le nid familial et de partir en appartement, plusieurs d'entre nous ont connu la fameuse étape de la colocation. Et aujourd'hui, avec la flambée des prix des loyers, c'est presque devenu un incontournable. Mais, est-ce que c'est toujours une bonne idée, de partir en colocation? Est-ce qu'il y a des risques? Est-ce qu'une façon de réussir sa colocation?

 

Pour en parler, je reçois Camille Felton et Zoé Duval. Camille Felton, c'est une actrice qu'on peut voir aux petits et aux grands écrans. Zoé Duval, c'est un créateur de contenu. Il y a plus de 500 000 followers sur TikTok. C'est un ex‑patineur artistique. Les deux ont participé à l'aventure de Big Brother et les deux ont fondé un festival ensemble : le Festival Émergence. Camille et Zoé ont aussi été colocs et je pense qu'ils ont des bonnes anecdotes pour nous. Fait qu'on part ça.

 

[00:01:00 À l’écran : Balado, Ça arrive à tout le monde, Beneva]

 

Anne-Élisabeth Bossé : [00:01:05] Zoé, Camille, je commence en disant un grand merci d'être ici parce que c'est pas évident, le sujet dont on va parler aujourd'hui, qui est la colocation.

 

Zoé : [00:01:12] C'est vrai, c'est tout un sujet!

 

Anne-Élisabeth Bossé : [00:01:14] Comment vous vous êtes connus dans la vie? Comment vous êtes devenus amis à la base?

 

Zoé : [00:01:17] On s'est rencontrés au cégep, en cinéma. Dans notre phase « on veut être des artistes ». On n'est pas encore des artistes, mais comme…

 

Camille : [00:01:25] Oui, puis on était fusionnels.

 

Anne-Élisabeth Bossé : [00:01:27] Puis toi, à la base, tu étais chez tes parents. Puis toi, tu étais déjà en appartement.

 

Zoé : [00:01:30] Moi, j'étais déjà en appartement. J'étais dans mon premier appart, je pense, à ce moment-là. Oui, dans mes premiers apparts. Je suis partie à comme 19 ans de chez moi, donc.

 

Anne-Élisabeth Bossé : [00:01:37] Ah oui, OK. Puis là, vous vous êtes dit : pourquoi qu'on n’aménagerait pas ensemble? Pourquoi on serait pas des colocs, nous autres? L'idée est venue comme ça, j'imagine. De se dire : je suis tellement rendu là.

 

Zoé : [00:01:47] C'est ça. Un peu plus, puis tu habitais chez nous. Elle avait sa chambre, que la chambre était prête si elle voulait emménager. Puis tsé, elle était tout le temps là, elle dormait à la maison.

 

Camille : [00:01:57] Je dormais pas dans la chambre parce que c'était la chambre des chats, mais...

 

Zoé : [00:01:58] Oui, mais c'était comme une chambre en transition, presque.

 

Camille : [00:02:01] Exact, c'est ça. C'était vraiment la pièce pour si jamais je voulais déménager avec eux. Finalement, la vie a fait en sorte que ça n'a pas été tout de suite. Ça a été plus tard, quand…

 

Zoé : [00:02:12] Je me suis séparé.

 

Camille : [00:02:12] Tu t’es séparé, puis moi, il y avait des éléments dans ma vie qui ont fait en sorte que j'étais prête aussi à partir en appart. Fait que c'est ça, c'est là qu'on s'est dit « Bien là, rendu là, on est tout le temps ensemble. Qu'est-ce qui pourrait bien se passer? »  

 

Anne-Élisabeth Bossé : [00:02:27] Mais ça, c'est un classique cégep, si je peux me permettre d'embarquer dans l'histoire. Moi aussi, même affaire. J'avais un quatre et demi avec un chum. Mais, j'étais au cégep plein essor, création théâtre. Yes sir! Puis, j'étais toujours avec mon ami qui était dans ma classe, puis là, il était tout le temps rendu chez nous. Puis quand je me suis séparée, on s'est dit exactement la même chose : ça va de soi.

 

Zoé : [00:02:41] C'est un signe de la vie.

 

Anne-Élisabeth Bossé : [00:02:42] Qu’est-ce qui pourrait mal tourner? On s'entend déjà tellement bien, on fait tout ensemble. Mais c'est ça, on se rend compte qu'il y a un petit pas. Il y a une petite marge entre l'idée et la réalité.

 

Camille : [00:02:51] Oh que oui!

 

Zoé : [00:02:52] Ça arrive, parfois.

 

Camille : [00:02:53] Oui.

 

Zoé : [00:02:54] Je sais pas si c'est comme ça pour tout le monde, mais je pense qu'en amitié, d'habiter ensemble, bien, ça bouleverse des choses, évidemment. Dans le meilleur des sens et dans le pire des sens, je pense.

 

Anne-Élisabeth Bossé : [00:03:03] Oui, on se découvre, on se dévoile.

 

Zoé : [00:03:05] Oui!

 

Anne-Élisabeth Bossé : [00:03:06] Là, toi, tu es juste emménagée dans l’appart. Vous n’avez pas magasiné des apparts ensemble. Avez-vous déménagé?  

 

Camille : [00:03:11] Oui, oui, oui!

 

Zoé : [00:03:11] On a déménagé.

 

Anne-Élisabeth Bossé : [00:03:12] Ça, à ce moment-là, comment ça se passait?

 

Camille : [00:03:13] Ah, c'était le fun!

 

Zoé : [00:03:14] C'était vraiment le fun.

 

Anne-Élisabeth Bossé : [00:03:14] Ça, c'est le bout : ça c’est le fun, ça.

 

Zoé : [00:03:15] Par contre, on a fait un appartement, puis on l'a pris, tsé. Pas du tout excessif.

 

Camille : [00:03:19] Non, non, non.

 

Anne-Élisabeth Bossé : [00:03:20] Un coup de cœur.

 

Zoé : [00:03:21] Un coup de cœur.

 

Camille : [00:03:22] Mais, il était magnifique. C'est parce qu'en fait, il était au troisième étage, sur un coin d'un immeuble centenaire, un appart du Plateau, golden hour.

 

Anne-Élisabeth Bossé : [00:03:31] Je vois très bien!

 

Camille : [00:03:32] Les rayons du soleil qui passent. Tsé, on est là, on rentre, puis on est comme « Wow! » Les moulures partout au plafond. On est comme bien, c'est notre appartement de rêve.

 

Anne-Élisabeth Bossé : [00:03:40] Mais bien sûr.

 

Zoé : [00:03:39] C’était un fit.

 

Camille : [00:03:41] C'était vraiment un beau fit, quand même.

 

Anne-Élisabeth Bossé : [00:03:42] Qu'est-ce qui t'a le plus happé, Camille, de passer d'être chez mes parents à, OK, là je suis locataire, il y a un bail à mon nom. Qu'est-ce qui a été le plus bouleversant pour toi, là-dedans?

 

Camille : [00:03:52] Je pense que c'était la gestion financière, là, c'était vraiment… C'est encore bouleversant.

 

Anne-Élisabeth Bossé : [00:03:57] Gestion financière, c'est plein d'émotions, là.

 

Camille : [00:04:00] Oh oui. Non, mais je pense que ça a été de devoir comme être assidue sur des paiements. Dans le sens où, tsé, de voir que, OK là à chaque mois, il y a le loyer qui rentre, il y a ci, il y a ça, il y a l'épicerie. Puis de se rendre compte que, le coût de la vie, bien c'est cher. Puis, surtout qu'on a des goûts dispendieux, là, Zoé puis moi, en nourriture, là.

 

Zoé : [00:04:21] Tu aimes le saucisson de qualité, tu aimes le pain.

 

Camille : [00:04:22] C’est ça, on aime l'huile de truffe, on aime… tsé, la burrata. Fait qu'on s'est rendu compte après notre première épicerie à 700 $, on s'est dit : bon, peut-être qu'il faudrait qu'on réévalue.

 

Anne-Élisabeth Bossé : [00:04:33] Slaquer sur la mozzarella, puis y aller plus pour… je comprends là, entre le Kraft Dinner et la mozzarella.

 

Camille : [00:04:38] Pour de la pizza congelée, je pense.

 

Zoé : [00:04:39] Exact.

 

Anne-Élisabeth Bossé : [00:04:40] Parfait. Oui. De se rendre compte, pour la première fois aussi, que si on fait pas les affaires, il va y avoir des conséquences.

 

Camille : [00:04:42] Oui.

 

Anne-Élisabeth Bossé : [00:04:43] Tsé, moi je me rappelle la première fois que j'ai un chèque qui a rebondi, là, c’est parce que j'avais mal… j'avais fait des chèques postdatés, puis là, j'avais mal calculé mes affaires. Mais ça, je me rappelle. Au moins, mon coloc il m'aidait là-dedans. Tsé, lui, il avait comme plus de sous que moi à ce moment-là. Puis là, il a fait comme… il m'avait aidée comme à gérer mes émotions par rapport à ça, puis un petit peu palier financièrement. Puis ça, c'est le fun pour ça d’être deux, tsé.

 

Zoé : [00:05:02] Oui, c’est ça.

 

Anne-Élisabeth Bossé : [00:05:02] Quand il arrive des écueils de même, là.

 

Zoé : [00:05:05] Bien oui, 100 %, là. Moi, je me rappelle que j'étais... J'avais pas beaucoup de sous dans ce temps-là, ça rushait beaucoup. Puis tsé, il y a plein de fois que j'étais comme, « Ah, mes cartes marchent pas ». Puis Cam, elle était comme… tsé, elle comprenait un peu, elle était comme « Regarde, je vais payer ça, puis on va équilibrer ».

 

Camille : [00:05:20] Bien oui.

 

Anne-Élisabeth Bossé : [00:05:21] Oui, puis c'est le fun d'être amis pour ça. Parce que je pense que vous autres, vous étiez pas tellement « Tu me dois 2.25 pour le pain, là ».

 

Zoé : [00:05:27] Non, c'est ça. Je pense qu'au début, il fallait trouver notre balance parce que Camille était peut-être un peu plus stressée avec ça, vu que c'était son premier appartement. Puis c'est normal, elle savait pas nécessairement comment elle allait gérer ses choses. Fait que, toi, au début tu étais comme, « On va peut-être se faire une application de partage ».

 

Camille : [00:05:42] Oui, il y avait genre l'application Splitwise. Fait que là, je voulais qu'on se splitte les trucs, puis tout ça.

 

Zoé : [00:05:45] Puis à un certain point, tu es comme, « OK, mais là, le papier de toilette, regarde… »

 

Camille : [00:05:49] On est capable, tsé, comme moi, j’ai acheté…  

 

Zoé : [00:05:51] On va l’assumer.

 

Camille : [00:05:51] C'est ça, tsé, j'ai acheté, je sais pas, genre les essuie-tout. Puis cette semaine, on a acheté des produits nettoyants. Puis là, moi, j'ai acheté le papier toilette. On s’arrange, là.

 

Anne-Élisabeth Bossé : [00:06:00] Quand on sent que c'est égal aussi, on est moins à cheval là-dessus.

 

Camille : [00:06:02] C'est ça. Fait que, je pense que ça, c'est venu comme plus tard, le fait qu'on a lâché prise. Bien, j'ai lâché prise un peu là-dessus.

 

Zoé : [00:06:07] Nous, je pense qu'on se splittait… comme moi, je payais un truc, toi tu payais l'autre, si je me trompe pas?

 

Camille : [00:06:11] Oui, moi je payais l'Internet, toi tu payais Hydro.

 

Zoé : [00:06:13] Puis l'assurance, comme on le mettait sur le loyer, puis on splittait à deux.

 

Camille : [00:06:16] Non, l’assurance, on l'avait payée d'un paiement seulement, puis on l'avait splittée à deux. Mais, on s'était vraiment splitté ça 50/50, là, tsé.

 

Zoé : [00:06:26] C'est ça.

 

Camille : [00:06:26] Pour le loyer, là. On n'aurait pas pu faire ça tout seuls. Le fait de s'aider aussi, de savoir qu'il y a une sécurité financière, veux, veux pas, d'un bord ou de l'autre, ça faisait vraiment du bien. Puis, avec je pense l'économie en ce moment, l'accessibilité au logement et tout, le prix des loyers qui est comme… surtout en ville, tsé, bien partout là, qui a pas de bon sens.

 

Anne-Élisabeth Bossé : [00:06:47] Ah oui, maintenant partout, là. Oui.

 

Camille : [00:06:48] Oui, c'est ça, maintenant partout. Bien, d'être à deux, ça aide vraiment beaucoup.

 

Anne-Élisabeth Bossé : [00:06:53] Qui était le plus adulte, dans ces affaires-là? Qui qui checkait plus, admettons, « Ça prend, admettons, des assurances. En vrai, on n'a pas ça ». Est-ce que vos parents étaient encore là-dedans ou, là-dessus, vous étiez quand même… le côté adulte est rentré, là?

 

Camille : [00:07:04] Bien, ça a vraiment été différent pour Zoé et puis pour moi, je pense, là‑dessus. Parce que moi, mes parents, de un, je suis enfant unique et je suis très près de mes parents, fait que je suis comme le petit précieux, là, de papa, maman. Très maternée, très paternée, tsé, c'est très…

 

Zoé : [00:07:19] Très.

 

Camille : [00:07:20] Oui très, très.

 

Anne-Élisabeth Bossé : [00:07:21] Beaucoup. Beaucoup, beaucoup.

 

Camille : [00:07:22] C'est ça. Tandis que Zoé, bien, il est beaucoup plus indépendant par rapport à ses parents, à sa famille et tout. Fait que. Puis tsé, il était parti aussi de chez ses parents…

 

Zoé : [00:07:29] Plus jeune, oui.

 

Camille : [00:07:30] …vraiment plus jeune que moi. Donc moi, mes parents, ils étaient, oui, très à côté. Puis mon père, il voulait vraiment que je gère tout ça, qu'on gère tout. Puis, peut-être que, pour Zoé, ça a peut-être été un choc aussi d'avoir mes parents qui étaient comme à côté de nous de même, là.

 

Zoé : [00:07:47] Je me souviens que, quand ton père rentrait dans l'appartement pour changer la température, j'étais comme « Eille, ça, c'est ma limite, tsé ». Je t’aime mais…  

 

Anne-Élisabeth Bossé : [00:07:53] Un père peut-être plus intrusif que d'autres, là.

 

Zoé : [00:07:54] C'est ça.

 

Camille : [00:07:55] Oui, bien, je pense qu'il se rendait peut-être pas compte de ça. Il voulait bien faire. C'est sûr qu'ils veulent juste bien faire, tsé.

 

Anne-Élisabeth Bossé : [00:08:03] Je comprends. J'ai tellement connu la même affaire, moi aussi. Je me rappelle d'une fille que ses parents venaient lui porter, admettons, sept gruaux pour ses sept jours de la semaine. Puis là, si une coloc prenait un gruau, c'était comme : le père appelait la mère de l'autre, tsé.

 

Zoé : Oh mon Dieu!

 

Camille : Oh mon Dieu!

 

Anne-Élisabeth Bossé : [00:08:14] Oui, oui, il y a ça, puis il y a l'autre aussi. Admettons des gens qui sont partis du Lac-Saint-Jean. Les parents sont à cinq heures de char, ils sont comme laissés à eux-mêmes super rapidement. Fait que, c'est sûr que c'est dur à conjuguer, des fois, là, tsé.

 

Zoé : [00:08:24] Oui, c'est ça. Parce que moi, je veux dire, mes parents étaient très présents dans ma vie. J'ai jamais manqué de support nulle part. Mais en fait, on était très indépendants à la maison. Genre, je faisais mon lunch en maternelle, là, tu comprends. Fait que.

 

Anne-Élisabeth Bossé : [00:08:35] Oh, quand même!

 

Zoé : [00:08:36] Oui, oui, oui, à ce point-là. Fait que, comme, d’avoir mon assurance…  

 

Anne-Élisabeth Bossé : [00:08:38] Vous êtes combien chez vous, toi, Zoé?

 

Zoé : [00:08:40] On était quatre gars, quatre frères.

 

Anne-Élisabeth Bossé : [00:08:42] Ah c'est vraiment… c’est ça, c'est deux dynamiques très différentes, là. OK, je comprends.

 

Camille : [00:08:46] C'est ça. Exact.

 

Zoé : [00:08:47] Exact. Fait que, arrivé en appart, c'était comme, OK, je savais qu'il fallait que j'aie mon assurance, mon Internet, fait que, je gérais ça un peu. Mais oui.

 

Anne-Élisabeth Bossé : [00:08:54] C'est ça, c'est une adaptation pour toi, puis c'est une adaptation pour les parents aussi, de dire « Elle va‑tu être correcte, elle va‑tu oublier de fermer son four? Elle va-tu… » Tsé, quand justement tu étais pas si autonome. Je sais que, moi, ma mère, c'était comme « On pratique pas la misère. Je fais ton lavage jusqu'à tant que tu sois chez nous ». Je suis arrivée en appart, je savais rien faire, là. Je savais pas faire une brassée, je savais pas faire un macaroni.

 

Camille : [00:09:10] Ah oui!

 

Zoé : [00:09:11] Est-ce qu'elle venait à ton appart pour t'aider dans ces trucs?

 

Camille : [00:09:13] Oui, c’est ça, elle faisait-tu…?

 

Anne-Élisabeth Bossé : [00:09:13] Non, parce que c’était un petit peu trop loin. Fait que, c'est mes colocs qui ont beaucoup souffert de mon manque, de mon côté mésadapté de ça là, tsé. Moi aussi, je fais des croquettes, puis je laisse la plaque dans le four tout le temps, puis je l'utilise tout le temps la même. Puis ils sont comme « C'est dégueulasse. C'est la plaque à tout le monde ». C'est le côté de vivre ensemble qu'on veut pas mal faire, mais c'est pas comme ça qu'on fonctionne. On l'a pas appris, tsé. Fait que, toi, c'est fou parce que, toi, tu es parti de chez vous puis c'est pas… toi, au niveau du ménage, c'est toi qui étais plus tight un peu?

 

Zoé : [00:09:39] Oui.

 

Camille : [00:09:40] Oui, quand même.

 

Anne-Élisabeth Bossé : [00:09:42] Oui, puis c'est toi qui étais plus comme… bien que tu faisais tes lunchs et tout ça, tu étais plus du genre YOLO, laisser-aller.

 

Zoé : [00:09:47] Oui, dans ce temps-là.

 

Camille : [00:09:48] Mais c’était pas sale.

 

Zoé : [00:09:48] Mais, j’étais vraiment pas sale, là. Mais...

 

Anne-Élisabeth Bossé : [00:09:50] Non, non, pas sale, mais juste pas le même rythme de.

 

Camille : [00:09:50] Oui, c’est ça.

 

Zoé : [00:09:52] Oui c'est ça, j'étais moins rapide, tsé. Moi, je veux dire, si je me faisais à manger, bon, je pouvais laver les poêles dans la journée, tsé. Peut-être quand je reviens du travail, admettons, mais comme plus tard. Camille, je me souviens d'une très drôle anecdote.

 

Anne-Élisabeth Bossé : [00:10:06] Je veux savoir l'anecdote maintenant.

 

Zoé : [00:10:08] Que tsé, elle était complètement freak sur le lavage des ustensiles et tout. Puis là, on avait un petit bac à ustensiles.

 

Camille : [00:10:13] On n'a pas de lave-vaisselle, je tiens à le mentionner.

 

Zoé : [00:10:14] On n’a pas de lave-vaisselle.

 

Anne-Élisabeth Bossé : [00:10:15] Mais non, à cet âge-là, on n'a pas de lave-vaisselle. C'est bien certain.

 

Zoé : [00:10:17] C’est ça. Fait qu'on fait notre vaisselle, puis on met dans le bac pour que ça sèche. Bon. Fait que là, moi, je faisais mon lavage, je le mettais dans le bac et tout, puis bon, je réutilisais d'autres assiettes, puis c’est un roulement, tsé. Assiette sale, assiette propre. Puis là Camille, à un moment donné elle s’est levée, puis elle m'a dit « Bon, là, intervention. Là, je t'annonce qu'on va utiliser seulement les ustensiles et les assiettes qui sont dans le bac propre, pas ceux qui sont dans les armoires ». Puis là, je suis comme…  

 

Anne-Élisabeth Bossé : [00:10:40] Tiens, tiens.

 

Camille : [00:10:40] Non, je pense encore à ce jour… Je comprends toujours pas mon raisonnement.

 

Zoé : [00:10:44] Mais c'est ça! Là, je suis comme...

 

Anne-Élisabeth Bossé : [00:10:45] Parce que tu voulais être sûre que ça ne s'accumule pas?

 

Zoé : [00:10:46] Oui.

 

Camille : [00:10:47] Oui, mais j'étais comme, tant qu'à faire, tant qu'à pas les laver… Tu vois? Je suis même pas certaine. Dans ma tête, ça faisait du sens à l'époque. C'était comme, les ustensiles sont propres, ils sont dans le bac. Tant qu'à utiliser des ustensiles qui vont s'en aller dans le lavabo que je vais devoir laver, bien, utilise ceux qui sont propres déjà, puis ça va faire moins de stock dans le bac d'ustensiles propres à côté du lavabo.

 

Anne-Élisabeth Bossé : [00:11:14] Je veux juste dire une affaire. Moi, j'ai 41 ans, puis mon chum m'a dit ce raisonnement-là il y a pas si longtemps.

 

Camille : [00:11:20] Ah oui, hein!

 

Anne-Élisabeth Bossé : [00:11:21] C'est pas… vous êtes une gang de même.

 

Zoé : [00:11:22] C’est pas fou, tsé.

 

Camille : [00:11:23] On est une gang, OK.

 

Anne-Élisabeth Bossé : [00:11:24] Tsé, puis il y a une gang : pas de même.

 

Zoé : [00:11:25] C'est ça?  

 

Anne-Élisabeth Bossé : [00:11:26] Puis ça dépend avec qui on vit. On peut être le Camille de son Zoé, ou le Zoé de son Camille, dépendamment avec qui on est. C'est pas le même… un match va faire ressortir quelque chose de nous. Si tu es avec quelqu'un encore plus zélé, c'est toi qui serais comme : eille, on slaque sur le bac.

 

Zoé : [00:11:37] C’est ça.

 

Anne-Élisabeth Bossé : [00:11:38] Mais quand tu es quelqu'un un petit peu plus slaque, c'est ça qui ressort en force. Fait que, c'est pour ça que c'est dur à arrimer, des fois, deux personnalités comme ça.

 

Camille : [00:11:44] Oui, exact.

 

Zoé : [00:11:45] Ça prend un équilibre.

 

Camille : [00:11:46] Je pense comme il y a une autre affaire quand on parle du ménage. Tsé, comme Zoé, c'était pas qu’il faisait pas le ménage. Genre, il passait l'aspirateur plus souvent que moi, là. C'était pas tant ça, c'était plus ranger les choses. Et Zoé, admettons, tu faisais ton lavage puis, je sais pas pourquoi, il rapportait pas les vêtements dans sa chambre. Il les mettait sur le top de la laveuse-sécheuse. Sauf que, nous, on avait une laveuse-sécheuse superposée.

 

Anne-Élisabeth Bossé : [00:12:14] Bien, voyons donc! Fait que toi, c’était comme « Ah, c'est plus simple, ça, que faire hop-hop-hop.

 

Zoé : [00:12:18] Exact.

 

Camille : [00:12:18] Fait que là, ce qu'on avait, c'était une montagne, une pyramide de vêtements à Zoé.

 

Zoé : [00:12:24] C’était impressionnant.

 

Camille : [00:12:25] Il y avait des bas qui tombaient dans la salle de bain. On avait les vêtements de Zoé.

 

Anne-Élisabeth Bossé : [00:12:29] Ça, ça te tapait sur les nerfs un petit peu.

 

Camille : [00:12:31] Bien oui! Fait que, tsé, c'est pour ça que… puis maintenant, admettons, ça me dérangerait peut-être moins. Fait que, je pense que c'était aussi le fait que, pour moi, c'était mon premier appart. C'était le besoin d'être comme : je veux que tout soit clean, je veux que tout soit à sa place. Tsé, je prends soin de mon nouvel espace qui est à moi, enfin mon propre espace. Puis Zoé, ça faisait comme trois? Trois apparts qu'il avait, là.

 

Anne-Élisabeth Bossé : [00:12:54] Oui, oui. Aussi.

 

Camille : [00:12:54] Tsé, rendu là, tu as comme un laisser-aller. Pas laisser-aller du ménage, mais tu es moins freak sur : c'est mon premier espace, je veux qu'il soit parfait, tout le temps beau. C’était un peu ça.

 

Anne-Élisabeth Bossé : [00:13:03] Mais c'est comme ta première auto, tu as une première scratch, puis tu vires fou. Quand tu as eu trois chars, tu es comme : je vais à Montréal, c'est normal.

 

Zoé : [00:13:10] L'apprentissage.

 

Anne-Élisabeth Bossé : [00:13:11] Exact. Mais, est-ce qu’il y a eu l'émerveillement de la colocation aussi? Surtout toi la première? Tsé, on peut déjeuner du gâteau au chocolat, il y a pas de parent. Est-ce que vous pouviez partager ces joies-là ensemble?

 

Camille : [00:13:20] Ah oui, bien oui!

 

Zoé : [00:13:21] Dans le cas de Camille, c'est plus genre manger du spaghetti le matin. Mais...

 

Camille : [00:13:24] Oui. Manger de la pizza le matin. C'est parce que moi le déjeuner, là, je ne vois pas l'utilité de manger des œufs, des toasts le matin, là. Moi je mangerais…  

 

Anne-Élisabeth Bossé : [00:13:33] Un repas, c’est un repas.

 

Camille : [00:13:34] Un repas, c'est un repas. Du steak, du poulet, du spaghetti, ça se mangerait le matin comme le soir. Tsé comme, je comprends pas pourquoi on mange pas des… tsé, bon.

 

Zoé : [00:13:43] Tu es une femme libre.

 

Camille : [00:13:44] Je suis une femme libre.

 

Anne-Élisabeth Bossé : [00:13:45] Oui, c'est ça, libre-penseuse. Qu’est-ce que tu veux faire, on te changera pas, là.

 

Camille : [00:13:48] Bien non, c'est ça. Tout en lavant chaque ustensile à la seconde près qu’ils sont utilisés. Moi, ça, c'était vraiment un grand bonheur, là. De pouvoir me lever le matin, manger mon restant de pizza de la veille, ça, j'ai vraiment trouvé ça cool.

 

Zoé : [00:14:00] Oui, c'est vrai. Moi, on dirait que j'avais déjà été en colocation, veux, veux pas, avec mes chums. Puis même, j'avais eu un coloc avant, fait que c'était… bien l'émerveillement, dans le sens que je pense que c'était mon amitié avec Camille qui était surtout fun.

 

Camille : [00:14:15] Bien oui!

 

Zoé : [00:14:14] Tsé, on pouvait tellement faire de trucs, on revenait à la maison, on se faisait des soupers, on sortait.

 

Camille : [00:14:19] Ah oui! Ça, c'était vraiment, je pense, un beau moment, là. C'est qu'on continuait… Tsé, au début, notre amitié était… tsé, pendant tout l'été qu'on a emménagé là, bien, on était tout le temps, tout le temps, tout le temps ensemble, puis on sortait, puis on revenait. À un moment donné, j'ai déboulé les escaliers, puis Zoé m'a filmée, puis on en a ri, on en rit encore. Parce que, tsé, on revenait des soirées, puis on continuait la soirée après. On allait genre chez Pizza Pizza, chez Pizza Palace dans le village, puis on s'apportait une pizza, puis on mangeait ça, puis on jasait, puis on débriefait de notre soirée. Je pense que tsé, c'était comme, notre amitié était en prolongement 24 heures sur 24. On vivait quelque chose, puis après ça, on le prolongeait jusqu'à tant qu'on aille se coucher. Puis le lendemain, ça se recommençait. Fait que, tsé, ça, c'était vraiment magique là-dessus.

 

Anne-Élisabeth Bossé : [00:15:02] Mais oui. Puis, c'est drôle parce que ça me ferait réfléchir. Puis, c'est magique, ces affaires-là.

 

Camille : [00:15:06] C’est ça!

 

Anne-Élisabeth Bossé : [00:15:07] Puis, ça repasse pas dans une vie, puis il faut le vivre, avec les écueils qu'on rencontre avec ça. Mais, il y a rien qui remplace ça. Mais avec le recul qu'on a, c'est comme impossible que ça aille des jambes pour longtemps, ce système-là.

 

Zoé : [00:15:20] Non, c’est ça.

 

Anne-Élisabeth Bossé : [00:15:21] Tsé, c'est comme : il vaut mieux brûler que durer. Mais il y a de quoi dans l'amitié qu'on brûle par les deux bouts de ça. Je comprends.

 

Zoé : [00:15:26] Oui, l'intensité de la chose, c'est ça qui rend les moments aussi beaux aussi parce que...

 

Anne-Élisabeth Bossé : [00:15:30] Oui, c’est ça.

 

Zoé : [00:15:30] …c'est intense, mais c'est ça, c’est intense dans tous les sens.

 

Camille : [00:15:33] Bien oui. Tsé, moi, je me rappelle d'un beau moment, là, c'était… Parce que dans notre appart, là, je pense, une des grandes forces de cet appartement-là, c'était la lumière, le soleil quand il rentrait. Puis vu que c'était en coin, il y avait des fenêtres tout le tour. Ah non, c'était vraiment beau. Puis je me rappelle, à un moment donné, on venait juste d'emménager puis il n'y avait pas encore d'air clim, il faisait chaud, là.

 

Anne-Élisabeth Bossé : [00:15:52] Ah, la canicule sur Mont-Royal. Au secours, là!

 

Camille : [00:15:56] C’était au troisième étage, ça va mal.

 

Anne-Élisabeth Bossé : [00:15:59] Ça va mal, mal.

 

Zoé : [00:16:00] Puis, on était au-dessus d'un restaurant en plus, fait qu’on recevait les vapeurs de beignes, de friture chaude. C'était quelque chose.

 

Anne-Élisabeth Bossé : [00:16:05] Au secours!

 

Camille : [00:16:05] Oui, non, c'était intense. Mais, on était dans ma chambre et je venais juste de mettre mon lit, puis tout ça. Puis on était avec Georges, un ami. Puis on était les trois. Puis c'était le coucher du soleil, golden hour. Puis là, je voyais juste les deux gars qui se niaisaient. Puis là moi, j'ai pris un vidéo pour rire. Puis, je l'ai encore, ce vidéo-là, puis ça m'a tellement… je sais pas, je pense que c'était comme un des premiers moments que j'étais comme : ah, ça va tellement être cool, mes amis ensemble! Tsé, là, on avait l'âge de faire le party aussi, là, on était beaucoup là-dessus au début. Puis juste c’est ça, la magie. Ah, puis notre balcon!

 

Zoé : [00:16:42] En coin.

 

Camille : [00:16:43] Notre balcon en coin! On l'a-tu aimé, notre beau balcon.

 

Zoé : [00:16:45] C'est vrai.

 

Camille : [00:16:46] Notre balcon. Puis, il était comme… on voyait le coucher du soleil, on voyait le Mont-Royal, on voyait la croix du Mont-Royal de sur notre balcon. C'était tellement une vue magnifique. Puis les soirées qu'on a passées sur le balcon à voir le coucher de soleil, puis à jaser, puis à boire du vin, puis… oui.

 

Anne-Élisabeth Bossé : [00:16:58] Ah oui, ça, c'est comme tu dis : ça ne se rattrape pas. Oui.

 

Camille : [00:17:00] C’est ça, c’est ça. Je pense que c'était ça les beaux moments.

 

Zoé : [00:17:03] Vraiment.

 

Camille : [00:17:04] De comme profiter de notre petit cocon, tsé.

 

Anne-Élisabeth Bossé : [00:17:06] Votre amitié a survécu, sinon vous ne seriez pas ici aujourd'hui, puis c'est ça qui est beau.

 

Zoé : [00:17:10] Oui. Oui, oui. 100 %. Puis ça, je suis vraiment reconnaissant de ça, là. Je pense que ça a pris du temps, après la colocation, pour se remettre dans le bateau.

 

Camille : [00:17:17] Ah oui.

 

Anne-Élisabeth Bossé : [00:17:19] Comment vous avez vécu ça? Comment vous avez géré ça?

 

Zoé : [00:17:20] J’avais un froid quand on s'est séparés.

 

Camille : [00:17:24] Il est resté dans sa chambre pendant que tout le monde me déménageait. Lui, il restait dans sa chambre de même.

 

Zoé : [00:17:28] Il y avait définitivement un froid, là.

 

Anne-Élisabeth Bossé : [00:17:30] Feel the [00:17:30 inaudible], là. Comment ça a fini, cette affaire-là?

 

Zoé : [00:17:32] Bien, ça s'est fini juste sur, comme, des malentendus comme.

 

Anne-Élisabeth Bossé : [00:17:37] OK.

 

Camille : [00:17:38] Oui, des trop-pleins, puis des non-dits.

 

Zoé : [00:17:41] Des non-dits, c'est ça.

 

Camille : [00:17:42] Oui, plus des non-dits, là.

 

Zoé : [00:17:43] C’est ça, on parlait de communication. Admettons, je pense qu'on a appris beaucoup avec ça. Puis je pense que, moi, je l'applique dans plein d'autres sphères de ma vie maintenant, ce que j'ai appris de la communication avec Camille. Mais, c'est sûr que, quand ça s'est terminé, genre, on était en chicane.

 

Camille : [00:17:57] Oui, quand même.

 

Zoé : [00:17:58] Puis tsé, veux, veux pas, on était comme forcés de travailler ensemble quand même parce qu'on avait un festival ensemble, le Festival Émergence.

 

Camille : [00:18:04] Tsé, je suis déménagée, je pense, le 1ᵉʳ juillet, puis c'était genre début août qu'on est allé prendre un café. Fait qu'il y a eu un mois avant le fait que… tsé, que je doive prendre un break du festival et tout.

 

Anne-Élisabeth Bossé : [00:18:13] Tu as tendu la main, puis là toi, tu l'as prise puis...

 

Camille : [00:18:15] C’est ça. Puis, on est allé se prendre un café, puis je pense que c'est vraiment là qu'on a été capable de tout se dire ce qu'on avait sur le cœur, puis ce qui s'est passé et tout. Puis c'est à partir de là que ça a, comme, commencé à aller mieux. Mais c'est sûr que ça a pas été du jour au lendemain, là. Ça reste que notre amitié où on est complices, on est capables de se parler, on est capables de faire des jokes, on a de la répartie l'un, l'autre, c'est depuis peu, là, que c'est revenu. Ça a pris du temps avant que ça revienne.

 

Anne-Élisabeth Bossé : [00:18:39] C’est une reconstruction, là, bien sûr.

 

Camille : [00:18:40] Oui.

 

Anne-Élisabeth Bossé : [00:18:41] . Ça abîme ces affaires-là, c’est sûr.

 

Camille : [00:18:43] Vraiment.

 

Zoé : C'est ça.

 

Anne-Élisabeth Bossé : [00:18:45] Oui. J'ai deux questions. Si c'était à refaire, qu'est-ce que vous changeriez? Puis deuxièmement, est-ce que vous le referiez?

 

Zoé : [00:18:53] Bien, si je le referais? Oui. Moi, je pense que oui, parce que…  

 

Anne-Élisabeth Bossé : [00:18:56] Il y a eu plus de beau que de laid.

 

Zoé : [00:18:59] Autant.

 

Anne-Élisabeth Bossé : [00:18:59] Mais malgré ça, on le referait?

 

Zoé : [00:19:00] Mais, je pense que c'était des années vraiment formatrices pour moi. Puis, bien, c'était tellement des beaux moments que je ne voudrais pas changer. Je ne voudrais pas perdre ça. Mais définitivement, je ferais des choses différemment dans ma communication. Puis je pense que je les applique plus aujourd'hui, en fait. Peut-être même trop, là. Il va falloir que je trouve un équilibre. Mais de dire les choses…  

 

Camille : [00:19:23] Il est rendu trop parfait.

 

Zoé : [00:19:23] Non, non, non, mais dans le sens que…

 

Anne-Élisabeth Bossé : [00:19:25] Tu communiques beaucoup.

 

Camille : [00:19:27] Tu communiques beaucoup et c’est bien.

 

Zoé : [00:19:26] Oui, avant, je communiquais pas du tout, genre je retenais tout. Puis là, à un moment donné, ça sortait en explosion parce que j'en avais trop pris sur moi. Puis maintenant, bien, je dis tout. Fait que c’est comme, il faut que je voie un peu où est-ce que je me tiens.

 

Anne-Élisabeth Bossé : [00:19:38] Le robinet. Oui, entre fermé puis plein jet. Où est-ce qu’on se situe.

 

Zoé : [00:19:42] Mais tsé, je veux dire, je pense que c'est quand même mieux de dire les choses puis de les évacuer. Puis si je le faisais différemment, je communiquais au fur et à mesure qu’il y a des petits trucs.

 

Anne-Élisabeth Bossé : [00:19:52] Oui, tu accumulerais pas. Puis toi, Camille?

 

Camille : [00:19:55] Bien, je pense que ça serait comme la même chose. Tsé, c'est sûr que, oui, je le referais aussi, même… parce que ça a été des années super formatrices, puis j'en garde de tellement beaux souvenirs. Puis ça, c'est sûr que, ce qui s'est passé, veux, veux pas, ça a forgé la personne que je suis. Puis là, tsé, j'ai consulté aussi dans ce moment-là parce que ça allait pas pour d'autres raisons, mais le fait d'avoir vécu ça, ça a provoqué le besoin d'aller consulter un psychologue. Puis, ça m'a amenée vraiment ailleurs dans mon cheminement personnel. Fait qu'il y a comme plein d'étapes qui ont été causées, qui m'ont fait cheminer grâce à ce que j'ai vécu, puis grâce aux moments d'appart. Mais oui, c'est sûr qu'il y a des choses que je referais différemment.

 

Anne-Élisabeth Bossé : [00:20:44] Tu serais peut-être moins… les ustensiles, ça pourrait peut-être être plus de tiroir...

 

Camille : [00:20:46] C'est ça. Je pense qu'il y a des petits trucs, tsé, où je prendrais un deux, là, je respirerais puis je communiquerais peut-être avec un petit peu plus de tact. Moi admettons, mon affaire des ustensiles, on s'en rappelle encore parce que je l'ai dit de manière : intervention, c'est de même que ça va marcher à partir de maintenant, il faut pas faire ça.

 

Anne-Élisabeth Bossé : [00:21:02] Pas de niaisage avec ça.

 

Camille : [00:21:02] Tsé, puis Zo était comme « Bien là, voyons donc là! Calmos, là, c'est juste des fourchettes, là, on se calme ». Fait que oui, il y a comme… il y a ça aussi, tsé.

 

Anne-Élisabeth Bossé : [00:21:11] Non, il y a de quoi de sacrificiel aussi, d’aller en colocation avec quelqu'un d'autre. Tu pourras pas toujours avoir le dernier mot. Il y a de quoi, il va y avoir des sacrifices à faire, puis des fois, il faut être capable de dire oui à ça, là.

 

Camille : [00:21:20] Il faut être capable d'être bien avec ces sacrifices-là.

 

Anne-Élisabeth Bossé : [00:21:23] Oui, il faut pas avoir de l'amertume.

 

Zoé : [00:21:24] Non, c’est ça.

 

Camille : [00:21:24] Oui, c'est exact. Puis, il faut être capable de dire les choses, je pense,. Il faut avoir des bons skills de communication, ça c'est sûr, mais il faut être capable d'accepter qu'on peut avoir tort.

 

Anne-Élisabeth Bossé : [00:21:35] Absolument.

 

Camille : [00:21:37] Ça, c'est important.

 

Anne-Élisabeth Bossé : [00:21:38] Puis l'autre affaire qui m'a poppée pendant qu'on jasait, moi aussi, je pense qu'un compte d’Hydro, ça me faisait freaker, là. Un compte avec mon nom dessus, je pense que je tremblais. J'étais comme à un moment donné, il y a de quoi financièrement. Comme tu disais, la gestion des finances, j'étais peut-être pas assez ferrée, ça aussi ça demande une affaire. Tu peux pas ne pas payer Hydro. Tu peux pas, pas… Tsé mon chèque qui a rebondi là, moi, ça m'avait...

 

Zoé : [00:21:58] Mais en même temps, il y a tellement un apprentissage là-dedans, tsé.

 

Anne-Élisabeth Bossé : [00:22:01] Il faut le faire, il faut commencer quelque part. Oui, c’est vrai.

 

Zoé : [00:22:02] Il faut vraiment le faire. Parce que, tsé, premièrement, la vie est tellement chère qu'à un moment donné, si tu attends… tu attends, tu attends, tu iras juste jamais en appartement, honnêtement là.

 

Camille : [00:22:12] Puis, c’est ça que tu me disais.

 

Zoé : [00:22:12] Puis si je partais aujourd'hui, je sais pas comment je ferais. Puis moi, j'étais vraiment pauvre. J'étais dans le trou. J'avais des dettes étudiantes, j'essayais d'y arriver. Puis j'ai vraiment appris à y arriver, parce que veux, veux pas…  

 

Anne-Élisabeth Bossé : [00:22:24] À faire un budget puis…  

 

Zoé : [00:22:25] C'est ça. Parce que quand ton compte d'Hydro arrive, bien, il faut que tu le payes, tsé.

 

Anne-Élisabeth Bossé : [00:22:28] Tu peux pas dire « Ah non, j'ai encore payé une tournée de shots hier, ah niaiseux! »

 

Zoé : [00:22:32] C’est ça, exactement. Fait que, là, il faut que tu trouves des moyens, puis il faut que tu vendes ton iPhone, puis il faut que tu fasses ça, puis il faut que tu…

 

Anne-Élisabeth Bossé : [00:22:39] Chose tu as déjà faite?

 

Zoé : [00:22:40] Bien, j'ai déjà vendu plein d'affaires, là, moi.

 

Anne-Élisabeth Bossé : [00:22:42] Pour payer tes comptes?

 

Zoé : [00:22:44] Bien oui, sur Facebook, Marketplace. Je me disais comme : OK là, qu'est-ce que je peux vendre? OK, j'ai un micro que je me sers pas, je vais le vendre.

 

Anne-Élisabeth Bossé : [00:22:49] Ah, ça me touche donc bien!

 

Zoé : [00:22:50] Bien oui, il le fallait. Puis quand j'avais un petit peu d'argent, je faisais des folies, puis c'était correct, tsé.

 

Camille : [00:22:55] Mais je pense qu'il y a aussi beaucoup, beaucoup de... Tsé, là, on a parlé de ce qui a pu se passer, tsé, de ce qui a pu mal se passer. Mais c'est magique, la colocation. C'est vraiment magique. Il y a quelque chose de foufou là, tsé. C'est vraiment comme une bulle que tu vis avec quelqu'un. Il y a quelque chose que, la colocation, ce qu'on a vécu, le fait qu'on a vécu ensemble, on est comme liés pour la vie avec ça. Il y a quelque chose d'unique qui nous rend les deux… qui lie notre duo, que personne ne pourra jamais comprendre, qu'il y a comme… Je pense que, s’il y a quelqu'un à la maison ici, qui se demande « Dois-je partir en appart avec quelqu'un? », bien moi, je pense que oui. Vis-le, essaye, parce qu'il y a quelque chose de fou de vivre en appart, il y a quelque chose de… C'est ça, je pense, de magique, il y a un lien qui se crée, qui ne sera jamais… tu ne pourras jamais créer ce lien-là avec personne.

 

Anne-Élisabeth Bossé : [00:23:50] Oui, je me rappelle aussi. Puis, autant que trop d'heures avec du monde, ça a pas de bon sens, mais autant qu'à un moment donné, il y a un niveau d'heures où tu es tellement ensemble que tu es tellement toi-même. Moi, ça me rappelait quand j'avais 11 ans admettons, puis mon amie, elle venait chez nous. Puis là, ça faisait comme quatre-cinq heures qu'on était dans ma chambre. Puis là, tu te mets à faire des espèces de niaiseries, j’appelle ça : l'heure des fous, là.

 

Camille : [00:24:08] Oui!

 

Anne-Élisabeth Bossé : [00:24:08] Ça là, tu touches à ça à l'âge adulte avec quelqu'un, là. On se voit comme si on était des kids aussi, là, dans cette espèce de lâcher-prise là. À un moment donné, tu ne peux plus tout checker, là. Fait que là, tu te vois pour le meilleur et pour le pire. Mais, pour le meilleur aussi. C’est ça.

 

Zoé : [00:24:23] 100 %.

 

Camille : [00:24:23] Pour le meilleur. Oui.

 

Anne-Élisabeth Bossé : [00:24:24] Oui, oui. Vraiment.

 

Camille : [00:24:24] Oui, oui. Puis tsé, Zoé, je le connais… je le connais tellement dans le fond, par ce qu'on a vécu, parce qu'on a vécu cette bulle-là ensemble pendant un an de proximité intense, tsé. Oui.

 

Anne-Élisabeth Bossé : [00:24:36] Ça me touche bien gros de vous entendre.

 

Zoé : [00:24:37] Oh!... moment touchant.

 

Anne-Élisabeth Bossé : [00:24:39] Il va y avoir une bannière sûrement « un moment touchant ». Vous vous êtes peu… vous avez évolué en même temps ou vous vous êtes épanoui créativement ensemble. Fait que toi, tu as vu un peu le Zoé qu'on connait maintenant? C'est né sous tes yeux, quoi?

 

Camille : [00:24:53] Oui, vraiment!

 

Anne-Élisabeth Bossé : [00:24:55] Tu as vu ça. Puis, est-ce que vous vous êtes influencés un peu dans vos contenus ou, ça, vous aviez chacun votre game?

 

Zoé : [00:25:00] Bien, je pense qu'on créait quand même beaucoup ensemble, vu qu'on habitait ensemble. Camille, elle a pas vraiment, je pense, la motivation de faire du contenu constamment. Puis, je te challengeais un peu là-dessus parce que…  

 

Camille : [00:25:13] Ça m'aidait full.

 

Zoé : [00:25:14] C'est ça, tsé. On faisait des vidéos YouTube ensemble, puis après ça, elle disait…  

 

Anne-Élisabeth Bossé : [00:25:17] Toi, tu es très visionnaire de ça, très…  

 

Zoé : [00:25:18] Oui, c'est ça, je suis très motivé, très intense. Puis il fallait qu'il fallait que ça fonctionne parce que, en fait, j'ai lâché ma job, fait que c'était un hit or miss. Fait que, je me disais : moi, il faut que je fasse du cash et des vidéos.

 

Camille : [00:25:28] Oui, c'est ça, tu.

 

Zoé : [00:25:28] Fait que, quand Camille elle voyait ça, elle était comme : OK, bien moi aussi, je vais faire des petites recettes, puis je vais faire des vidéos. Puis là, on s'aidait, fait que c'était cool de pouvoir travailler comme ça. On écrivait des films ensemble aussi. On a écrit un long métrage.

 

Camille : [00:25:41] Oui. Ça a vraiment aidé dans notre créativité personnelle. Surtout de mon côté par rapport aux réseaux sociaux. Tsé, de voir que Zoé faisait ça beaucoup. Puis oui, bon, j'avais des petites collabs sur Instagram, des petits trucs comme ça. Mais TikTok, vraiment pas. Puis, c'est quand on était en appart que j'ai commencé à faire des séries de recettes sur TikTok, où j'essayais des recettes virales, où je montrais ma cuisine, des affaires. Puis ça a vraiment marché. Mais bon, c'est sûr qu'après ça, tsé, moi, je me suis rendu compte que ma passion n'est pas passion réseaux. Mais dans le temps, c'était vraiment chouette parce qu'on s'encourageait les deux.

 

Anne-Élisabeth Bossé : [00:26:12] Oui, puis tu l'as essayé, tu t’es laissé influencer pour le meilleur de tout ça jusqu'à tant que ça t'intéresse plus, mais...

 

Camille : [00:26:17] C’est ça, exact. Puis tsé, j'ai d'autres intérêts, d'autres affaires, mais dans le temps, c'était vraiment cool qu'on faisait ça.

 

Anne-Élisabeth Bossé : [00:26:21] Moi, t'avoir eu comme coloc, j'aurais changé ma game bien avant, là. Moi, j'aurais aimé ça, embarquer dans ce virage-là. Je suis un petit peu vieille, mais en même temps, il y a pas d'âge.

 

Zoé : [00:26:28] Mais non, absolument pas.

 

Anne-Élisabeth Bossé : [00:26:29] Mais je me sens un peu que j'ai manqué le bateau. Mais tsé, c'est super de voir des affaires qui marchent.

 

Zoé : [00:26:32] Bien, je pense qu’on peut partir en coloc ensemble. On est rendus là.

 

Anne-Élisabeth Bossé : [00:26:33] Mais je pense, j’osais pas le demander.

 

Zoé : [00:26:36] On est compatibles.

 

Anne-Élisabeth Bossé : [00:26:37] Je voulais pas [00:26:38 inaudible], mais je vais faire quoi là, il me semble qu’il y a pas d'attentes. [rire] Tu parlais de tes recettes justement, bien populaires sur TikTok. Cuisiniez-vous ensemble, partagiez-vous l'épicerie? Est-ce que c'est quelque chose qui a marché entre vous?

 

Zoé : [00:26:50] Pas beaucoup. Je dirais qu'on cuisinait pas beaucoup, on mangeait pas la même chose. Camille est partie sur une bulle keto pendant qu'on était en coloc. On est deux personnes très intenses. Puis ça, c'était très intense, je te dirais.

 

Camille : [00:27:03] C’était un moment intense.

 

Zoé : [00:27:04] C’était un moment intense, mais aussi, il faut dire que Camille… parce que là, tsé, elle a plein de beaux points positifs, mais un point négatif, c'est qu'elle est très protectrice de ses choses. Tsé, fait que, là, c'était comme…  

 

Camille : [00:27:13] Je suis enfant unique, que veux-tu!

 

Zoé : [00:27:14] C’est ça.

 

Anne-Élisabeth Bossé : [00:27:15] Oui, oui, je comprends.

 

Zoé : [00:27:16] Va pas piger dans ses pistaches, tsé.

 

Anne-Élisabeth Bossé : [00:27:17] Oh, je comprends!

 

Zoé : [00:27:18] Là, les pistaches, c'est trop loin.

 

Camille : [00:27:20] Oui, c'est vrai, c'était ma limite. Les pistaches étaient ma limite.

 

Zoé : [00:27:23] C'est ça. Fait que, ça, je dirais qu'on est un peu plus séparés. Mais tsé, encore là, je veux dire, on s’entraidait, là.

 

Anne-Élisabeth Bossé : [00:27:27] Ça, c'est l’âge aussi.

 

Camille : [00:27:28] Oui, c'est ça, tu vois maintenant…  

 

Anne-Élisabeth Bossé : [00:27:29] En vieillissant, on s'en fout plus de nos pistaches. Mais quand on sort de chez nos parents, c'est normal. Je comprends. Moi, c'était mes bananes, là. Je m'achetais quatre bananes du lundi au jeudi. À un moment donné, il restait trois bananes que paso là, tsé. J'étais comme « Qui a pris ma banane pour vrai? Non, sans joke, c'était comme ma banane, j'avais le goût de la manger ». Tsé, on a des focus bizarres, à cet âge-là aussi.

 

Camille : [00:27:44] Oui. Oui, oui. Mais non, c'est vrai qu'on cuisinait pas la même chose. Il faut dire qu'au début, oui, avant que je vire sur mon trip keto.

 

Zoé : [00:27:52] Mais je patinais‑tu encore dans ce temps-là? Je pense que je venais juste d’arrêter.

 

Anne-Élisabeth Bossé : [00:27:55] Tu étais patineur de vitesse.

 

Zoé : [00:27:55] Oui.

 

Anne-Élisabeth Bossé : [00:27:57] Ça, c'est mon côté de toi, ton côté que… j'aime assez ça.

 

Zoé : [00:28:00] Mon autre vie, comme.

 

Anne-Élisabeth Bossé : [00:28:01] La vie de patin.

 

Zoé : [00:28:02] C'est ça.

 

Anne-Élisabeth Bossé : [00:28:03] Fait qu'au début, tu étais‑tu encore patineur ou pas?

 

Zoé : [00:28:04] Je pense que je finissais de patiner. Fait que là, je mangeais un peu ce que je voulais.

 

Camille : [00:28:09] Oui, c'est ça.

 

Anne-Élisabeth Bossé : [00:28:10] Toi, c'est le contraire. Tu essayais d'être suturée, très structurée.

 

Camille : [00:28:14] Hé non, non, j'ai viré sur le top avec mon affaire de 16 grammes de sucre par jour et tout. Là, c'était vraiment intense, mon keto.

 

Anne-Élisabeth Bossé : [00:28:20] C’est tough, keto. Oui.

 

Camille : [00:28:21] Bien oui, mais tsé bon, ça peut être une super belle idée pour des fins whatever, là. Moi c'était pas pour les… En tout cas, j'ai fait keto.

 

Anne-Élisabeth Bossé : [00:28:28] Oui, c’est juste l’obsession de la cétose, là, à un moment donné. « Je suis en cétose, donnez-moi du beurre de pinottes! »

 

Camille : [00:28:32] Mais non, mais c’est ça, là...

 

Zoé : [00:28:32] Elle était plus en photosynthèse, je dirais.

 

Anne-Élisabeth Bossé : [00:28:33] Ah oui? OK.

 

Zoé : [00:28:35] À ce point-là.

 

Camille : [00:28:37] Je m’injectais du beurre dans les veines, là.

 

Anne-Élisabeth Bossé : [00:28:41] Ah oui, oui, c'est vrai, le beurre.

 

Camille : [00:28:42] Oui, non le beurre dans le café, tout ça. Les noix, le fromage. Je me faisais des chips de parmesan, là, ça sentait là…  

 

Anne-Élisabeth Bossé : [00:28:51] Il y a ça aussi, hein, la cuisine de l’autre.

 

Zoé : [00:28:51] C’était dégueulasse. Le matin là...

 

Camille : [00:28:52] Ah non, non, mais attends. Hangover, du popcorn à la truffe aussi!

 

Anne-Élisabeth Bossé : [00:28:58] Oh la la la la, tu es dans l'odorant, là!

 

Zoé : [00:28:59] Oui, puis c'était beaucoup.

 

Camille : [00:29:01] Oui, oui. Fait que non, je pense que j'ai un peu été… Tsé, là, je me rends plus compte, bien, que j'étais un petit peu comme toi avec tes croquettes, puis ta tôle dans le four, là. Popcorn à la truffe à 10 h le matin, là, peut-être que j'aurais pu m'en passer, là. Moi, je mangeais des clémentines, des croquettes de poulet, puis des toasts. C'était pas très inspirant pour mes colocs là qui, eux, étaient plus comme… achetaient des courges. Moi, j'étais comme… Tsé, on parle aussi de 2001 à Montréal. Des avocats, je mangeais pas ça là.

 

Zoé : [00:29:27] Non?  

 

Anne-Élisabeth Bossé : [00:29:28] C'était compliqué, ça. Je sortais directement de Sorel-Tracy puis c'était pas ça. C'était plus des Hamburger Helper.

 

Zoé : [00:29:32] C'était pas le vibe, oui.

 

Camille : [00:29:33] Oui, oui, oui.

 

Zoé : [00:29:34] Ah c'est bon, des Hamburger Helper!

 

Anne-Élisabeth Bossé : [00:29:36] Cela dit, je crache pas là-dessus. Je trouve ça très savoureux. Sur la note de Hamburger Helper, restons dans la légèreté. La meilleure sauce à spag entre vous deux, à savoir rapidement?

 

Zoé : [00:29:44] Probablement celle de Camille. Elle est plus sauce à spag.

 

Camille : [00:29:47] Oui.

 

Anne-Élisabeth Bossé : [00:29:48] C'est quoi, ton ingrédient secret?  

 

Camille : [00:29:49] L'huile de truffe.

 

Anne-Élisabeth Bossé : [00:29:52] Ah oui? Moi, j'aime pas l’huile de truffe. Hé maudite affaire!

 

Camille : [00:29:54] Mais, tu mets un petit peu de crème à cuisson. Tu mets genre un quart de tasse de crème à cuisson, puis ça la rend un peu plus onctueuse.

 

Anne-Élisabeth Bossé : [00:30:01] Un petit corps gras.

 

Zoé : [00:30:02] C'est vrai. Un petit corps gras.

 

Camille : [00:30:02] La petite keto en moi qui parle.

 

Anne-Élisabeth Bossé : [00:30:05] Qui avait le meilleur mot pour le look de l'autre? Qui était plus le designer de mode?

 

Zoé : [00:30:08] Moi. Mais, j'ai été designer pendant qu'on est en coloc. C'est la job que j'ai lâchée pour devenir créateur de contenu.

 

Anne-Élisabeth Bossé : [00:30:14] Est-ce que tu faisais les looks de Camille des fois?

 

Zoé : [00:30:16] Ça m'arrivait, oui. Quand on allait dans des événements, puis tout, on…  

 

Camille : [00:30:19] Oui, souvent là. Une journée sur deux, je cognais. « Zoé, est-ce que c'est beau qu'est-ce que je porte? »  

 

Zoé : [00:30:23] C’est vrai.

 

Anne-Élisabeth Bossé : [00:30:24] Ça, c'est le fun quand même d'avoir une référence mode.

 

Zoé : [00:30:25] C’est vrai.

 

Camille : [00:30:26] Absolument. Vraiment.

 

Anne-Élisabeth Bossé : [00:30:28] Moi, j'ai pas eu ça. J'ai des looks que je regrette, là.

 

Camille : [00:30:30] Ah oui? Ah non! Tu étais laissée à toi-même.

 

Anne-Élisabeth Bossé : [00:30:34] Ah oui. Ça m'est arrivé.

 

Zoé : [00:30:34] On a tous eu des faux pas, tsé.

 

Anne-Élisabeth Bossé : [00:30:36] OK. Qui était la meilleure référence films? Est-ce que vous regardez des films ensemble? Plus Boîte noire ou plus Blockbuster?

 

Zoé : [00:30:41] Non, on est plus Boîte noire. Et puis je pense que, les deux, on était très intenses là-dedans parce qu'on était dans notre découverte cinématographique.

 

Camille : [00:30:48] C’est ça. On a fait notre cégep en cinéma, c'est là qu'on s'est rencontrés, là.

 

Anne-Élisabeth Bossé : [00:30:50] Oui c'est sûr, plus Cabinet du docteur Caligari.

 

Camille : [00:30:52] Ah oui, absolument!

 

Zoé : [00:30:53] Oui! On en parlait la semaine passée!

 

Camille : [00:30:55] Mais oui, grande référence, là, c'est ça! Puis Tom à la ferme, puis la Momie, là. Un chien andalou.

 

Anne-Élisabeth Bossé : [00:31:02] Plus que Tobby, joueur étoile.

 

Zoé : [00:31:02] Non, pas du tout. C’est ça.

 

Anne-Élisabeth Bossé : [00:31:03] Qui avait le pouce vert, qui tuait les plantes?

 

Zoé : [00:31:05] Bien, je pense qu'on n'a pas le pouce vert, ni l'un ni l'autre.

 

Camille : [00:31:08] Les deux, on tuait les plantes.

 

Anne-Élisabeth Bossé : [00:31:09] Il y avait‑tu des plantes seulement?

 

Zoé : [00:31:10] Des plantes artificielles.

 

Camille : [00:31:12] Oui, c'est ça.

 

Anne-Élisabeth Bossé : [00:31:13] Oui, c'est bien correct. Des faux cactus Ikea. On salue Ikea.

 

Zoé : [00:31:16] Oui, exact.

 

Camille : [00:31:17] Vraiment. Merci Ikea pour ça.

 

Anne-Élisabeth Bossé : [00:31:19] Qui était le freak Hydro, genre : ferme les lumières, le chauffage pas trop haut!

 

Zoé : [00:31:21] Son père. [rire]

 

Anne-Élisabeth Bossé : [00:31:25] Non, non. Monsieur Felton. Monsieur Felton checkait ça.

 

Camille : [00:31:27] Oui, c'est ça.

 

Anne-Élisabeth Bossé : [00:31:28] OK. Qui sortait les vidanges?

 

Zoé : [00:31:29] Personne. On a eu un problème avec ça, ah mon Dieu!

 

Anne-Élisabeth Bossé : [00:31:33] Pas les petites limaces, pas les petits vers blancs?  

 

Zoé : [00:31:35] Bien, on a eu ça, mais non, non…  

 

Camille : [00:31:36] On en a eu, des vers.

 

Anne-Élisabeth Bossé : [00:31:37] Moi, j’ai eu ça big time.

 

Zoé : [00:31:37] Non, mais une journée…  

 

Camille : [00:31:38] On a eu des ratons laveurs bien gras.

 

Anne-Élisabeth Bossé : [00:31:41] Sur le balcon au troisième!

 

Zoé : [00:31:41] J’ai ouvert la porte…  

 

Anne-Élisabeth Bossé : [00:31:42] Comment c'est possible?

 

Zoé : [00:31:43] Parce qu'on laissait des poubelles sur un petit balcon. Tsé, les balcons où le monde vont fumer, là, genre en arrière.

 

Camille : [00:31:48] De service, genre.

 

Zoé : [00:31:49] C’est ça. On empilait ça là, nous autres. Au point qu'on avait des plaintes parce que ça coulait. Le jus de poubelle coulait sur les voisins et puis tout.

 

Anne-Élisabeth Bossé : [00:31:56] Ça prend juste des cégépiens pour faire ça. Ça, c'est des maudits cégépiens.

 

Zoé : [00:31:59] Exact. À un moment donné, j'ai ouvert la porte pour changer les poubelles. Puis trois ratons se sont revirés de bord. J'étais comme « Non, non, non, non, non, non, non... Là, c'est notre limite. On est allé trop loin ».

 

Camille : [00:32:09] Oui, la pile ici, là. La pile de poubelles. Puis à un moment donné, même les ratons laveurs, ils mangeaient les poubelles. Puis là, ça tombait partout sur le gros balcon du voisin en dessous. Ça fait que, moi, le jour, je mettais mes gants jaunes puis j'allais ramasser les poubelles.

 

Anne-Élisabeth Bossé : [00:32:26] Le raton, tu devenais toi-même le raton.

 

Camille : [00:32:28] Oui, c'est ça. Puis, j'espérais que le voisin me voit pas, tsé. Puis j'étais là, avec mes gants, je ramassais.

 

Anne-Élisabeth Bossé : [00:32:32] On s'excuse, on s’excuse!

 

Camille : [00:32:34] C'était dégueulasse.

 

Anne-Élisabeth Bossé : [00:32:35] Le laisser-aller. Nous, c'était les canettes aussi. Admettons qu’il y avait des fêtes chez nous, on n'allait jamais porter à la consigne. C'est un beau rêve, d'aller porter les canettes qui s'accumulaient.

 

Zoé : [00:32:43] C’est ça. Beaucoup de motivation, mais peu d'action.

 

Anne-Élisabeth Bossé : [00:32:45] Entretien tout aussi instructif que sympathique. Drôle que touchant. Je sais pas comment vous remercier. Merci pour votre grand don de vous, et qui m'a rappelé tellement de bons souvenirs. Merci.

 

Zoé : [00:32:56] Merci à toi!

 

Camille : [00:32:56] Oui, merci de nous avoir reçus. C'était une super belle conversation.

 

Zoé : [00:33:00] 100 %.

 

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FIN DE TRANSCRIPTION

Leaving the family nest to live with a roommate is both exciting and unnerving. Anne-Élisabeth Bossé welcomes two BFFs, Camille Felton and Zoé Duval, who decided to take the plunge and move in together. They talk about their newfound freedom, budgeting constraints and the joy of household chores. Listen to their open and honest conversation about how becoming roommates requires adjustment and compromise.

Animation : Anne-Élisabeth Bossé

Guests: Camille Felton and Zoé Duval

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