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6 mythes sur le régime enregistré d’épargne-retraite (REER)

 

Dans le monde des REER, les croyances populaires côtoient la réalité, et c’est parfois compliqué de distinguer le vrai du faux. Faisons donc le point sur six mythes concernant ces fameux régimes.

1. Le REER, c’est la seule façon d’épargner!

Est-ce absolument nécessaire d’investir ses épargnes dans un REER? Bien sûr que non. Mieux vaut choisir le produit d’investissement qui correspond le plus à sa situation.

Par exemple, Judith, une étudiante au revenu peu élevé, devrait préférer un CELI (compte d’épargne libre d’impôt). Un REER ne lui offre en effet aucun avantage fiscal. Pour y investir, elle pourrait attendre une future hausse de revenus pour profiter d’une déduction d’impôts plus intéressante.

2. Le REER, ça ne rapporte pas!

Effectivement, le REER n’est qu’un contenant fiscal dans lequel vous mettez de l’argent. Le rendement dépendra de vos choix de placements à l’intérieur de ce « contenant ». Il existe plusieurs options : certificats de placement garanti, obligations, actions, fonds d’investissement… Pour connaitre votre profil d’investisseur ainsi que le type de placements qui vous conviendra le mieux, parlez à un conseiller en sécurité financière.

3. Le REER est à l’abri de l’impôt!

Ici, évitons une confusion entre revenu imposable et à l’abri de l’impôt.

Lorsque vous cotisez à un REER, vous pouvez déduire ce montant de votre revenu imposable. Puisque que l’impôt est calculé en fonction de votre revenu, bien en principe, vous en paierez moins. Si votre employeur prélève votre impôt sur votre salaire, vous recevrez un remboursement. D’ailleurs, les gens le réinvestissent souvent dans leur REER.

Avec le REER, ce qui est à l’abri de l’impôt, ce sont les revenus tirés de vos investissements, comme les intérêts, les dividendes et les gains en capital. L’avantage pour vous, c’est que vous pourrez faire fructifier vos rendements pendant 10, 20 ou même 30 ans.

C’est au moment de retirer l’argent de votre REER, en tout ou en partie, que vous devrez ajouter cette somme à votre revenu imposable. Voilà pourquoi les gens attendent la retraite pour passer à l’action. Si votre revenu baisse à la retraite, c’est à votre avantage de patienter jusque-là, même avec l’ajout des montants retirés à ce que vous recevrez chaque année.

4. Le REER ne sert qu’à la retraite.

Il ne faut pas se leurrer! Effectivement, le mot retraite figure dans l’acronyme, soit régime enregistré d’épargne-retraite. Quand le REER a fait ses débuts en 1957, c’était pour permettre aux gens de déposer de l’argent en prévision de cette étape de leur vie, dans des régimes d’épargne personnels.

Toutefois, les choses ont changé en 60 ans! Aujourd’hui, vous pourriez utiliser les sommes de votre REER avec le Régime d’accession à la propriété (RAP), ou encore, le Régime d’encouragement à l’éducation permanente (REEP).

5. Il faut retirer son REER avant 71 ans.

Faux! Au plus tard le 31 décembre de vos 71 ans, vous devrez commencer à prélever un minimum chaque année. Vous devrez alors convertir votre REER en Fonds enregistré de revenus de retraite (FERR) ou en rente viagère (un montant versé jusqu’au décès). Voyez avec votre conseiller en sécurité financière comment planifier vos retraits stratégiquement.

6. Il faut avoir 18 ans pour cotiser à un REER.

Inutile d’attendre 18 ans pour prendre cette bonne habitude : si vous travaillez et que vous faites votre déclaration de revenus, vous pouvez cotiser à un REER.

 

Quelques mythes sont éclaircis, mais le sujet demeure vaste : pour avoir réponse à toutes vos questions REER, consultez un conseiller en sécurité financière!