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5 faits surprenants sur la crème solaire

 

Une belle journée s’annonce. Vous avez planifié une longue excursion au grand air. L’enthousiasme vous gagne et vous pouvez presque sentir le vent chaud caresser votre visage. Chapeau, lunettes fumées, collation, gourde… votre baluchon est prêt. Ah bon? Et la crème solaire, alors?

Bon, voyons si vous trouvez le vieux tube de l’année passée. Et la date de péremption? Bof, c’est juste du marketing! Euh… pas si vite.

Bien des idées circulent sur la crème solaire, mais qu’en est-il vraiment? Voici 5 faits sur cette lotion qui pourraient bien vous étonner.

Réglons tout de suite la question du tube qui traîne dans votre tiroir depuis l’an dernier…

1. Jeter le flacon de l’été précédent, ça vaut mieux.

En effet, l’efficacité et la stabilité peuvent varier selon les produits utilisés. Après un certain temps, les ingrédients tendent à se dénaturer: la formule perd donc ses propriétés d’efficacité. D’après l’Association canadienne de dermatologie, vous pouvez vous fier à la date de péremption.

Sachez toutefois que les écarts extrêmes de température affectent les écrans solaires. Donc, si le vôtre a changé de couleur, d’odeur ou de texture, il est bon pour la poubelle.

2. La crème solaire, ce n’est pas juste pour l’été…

En effet, vous feriez bien d’utiliser un écran solaire en toute saison. En hiver, la neige réfléchit beaucoup les rayons UV. Pensez au jour où votre cousin avait passé l’après-midi à dévaler les pentes de ski. Le soir venu, la démarcation impeccable de ses lunettes de ski sur son visage écarlate faisait presque peur, avouez-le!

Méfiez-vous également des ciels couverts. Même en automne ou au printemps, assurez-vous que votre crème vous protège des UVA et des UVB. Les rayons UVB traversent la couverture nuageuse. Ce sont eux qui entraînent les coups de soleil. Quant aux UVA, les nuages les bloquent très peu. Ils peuvent faire vieillir votre peau de façon prématurée. D’ailleurs, ils contribuent eux aussi au risque de cancer de la peau.

Vous vous croyez en sécurité à l’ombre? Mettez un bémol. Sous un arbre ou un parasol, vous éviterez peut-être les rayons directs du soleil, mais pas les rayons indirects. À l’instar de la neige, l’eau, les surfaces lisses et pâles, comme le béton, réfléchissent les rayons UV et peuvent donc vous y exposer.

3. Hein? Il faut se crémer dans la maison aussi!

Oui. Les experts suggèrent fortement d’appliquer la crème solaire lorsque vous êtes à l’intérieur. C’est particulièrement vrai si vous avez installé votre bureau près d’une fenêtre. Même chose pour vos déplacements en autobus, en auto, en train et en avion.

En effet, la vitre bloque les rayons UVB, mais pas les rayons UVA. Or, des études ont révélé que l’exposition quotidienne aux rayons UVA, même à travers la fenêtre, peut accélérer le vieillissement de votre peau de 5 à 7 ans.

Bref, même sans coup de soleil, les effets des UVA peuvent se faire sentir plus tard. La peau se ternit, et les taches pigmentaires apparaissent.

4. Les FPS 60 ou FPS 100: ça, c’est du marketing.

D’abord, sachez que l’indice FPS (facteur de protection) est mesuré en laboratoire. Il indique la capacité du produit à filtrer les rayons UVB avant que les rayons ultraviolets produisent un coup de soleil.

Retenez qu’aucune crème sur le marché ne bloque les rayons à 100%. Les données du tableau suivant parlent d’elles-mêmes: le gain d’un FPS au-dessus de 50 est loin de doubler la protection!


Facteur de protection
FPS 15

FPS 30

FPS 50

 

Pourcentage d’UVB filtrés
93%

97%

98%

 


Au Canada, depuis 2014, il est interdit aux fabricants d’indiquer un FPS supérieur à 50 sur leurs produits. Les FPS plus élevés procuraient un faux sentiment de sécurité. Les gens s’exposaient donc plus longtemps au soleil.

Cela dit, les écrans solaires conçus pour le sport ou résistants à l’eau tiennent mieux sur la peau. Ils restent actifs en moyenne 40 à 80 minutes. Pratique pour la baignade! Même chose si vous transpirez beaucoup par temps chaud.

L’Association canadienne de dermatologie recommande d’opter pour un écran solaire doté d’un FPS d’au moins 30. Choisissez de préférence une lotion «à large spectre». Cette mention indique que les filtres bloquent aussi les UVA: ce n’est pas le cas de tous les produits.

5. Les ingrédients ne sont pas tous égaux

Vous croyez dur comme fer que la crème solaire contient des éléments nocifs? Une controverse existe bel et bien à ce sujet.

Certes, tous les dermatologues sont d’accord: utiliser une lotion solaire pour éviter les effets malsains des rayons UV, c’est essentiel. Toutefois, beaucoup pensent que certains ingrédients s’avèrent préférables à d’autres.

Ainsi, vous pouvez choisir entre différents écrans solaires chimiques et physiques. Les filtres UV chimiques, comme l’avobenzone et l’octocrylène, absorbent le rayonnement UV et le convertissent en une petite quantité de chaleur. Quant aux filtres UV physiques, comme l’oxyde de zinc et le dioxyde de titane, ce sont des composés minéraux qui dispersent et réfléchissent les rayons UV. La Société canadienne du cancer vous invite à opter pour ce qui vous convient.

Appliquez-en assez (l’équivalent d’une balle de golf) au moins 30 minutes avant de vous exposer au soleil. Répétez l’exercice toutes les 2 heures ou plus souvent lors de la baignade, avec :

  • 30 ml ou 2 c. à table pour le corps, sans oublier le dos des mains.
  • 5 ml ou 1 c. à thé au visage. Pensez aussi au cou, aux oreilles et, au besoin, au cuir chevelu.
  • Baume à lèvres avec FPS – après avoir mangé ou bu, mettez-en encore.

Bref, mettez de la crème solaire tous les jours! Mieux vaut prévenir que guérir. Limitez votre exposition au soleil direct entre 11h et 15h. Portez aussi vos lunettes fumées avec protection anti-UV et un chapeau.

Même une peau foncée a besoin de protection. Quant à l’idée qu’un «fond de bronzage» vous protège… c’est un autre mythe.